Voyage répétition

Il m’arrive souvent de rêver d’un même lieu, d’une même situation, de rêver de redite et de répétition. C’est ce qu’il s’est passé avec San Francisco et les avions ces derniers mois.
J’étais à San Francisco pour la seconde fois, certains éléments étaient encore présents, mais l’angle de vue avait changé. La scène première me situe dans un avion en phase d’atterrissage, il n’y a personne autour de moi (je ne vois personne autour de moi) et ma position centrale me laisse profiter de la vue depuis le cockpit. A ma droite, défilent des voitures. Nous atterrissons sur une deux voies, file de gauche. Je vois les ailes se soulever, se rabaisser dans un mouvement léger et très lent pour ne pas endommager les voitures qui roulent. L’avion tangue et termine son vol posé sur la route, file de gauche. A droite il y a l’océan sur lequel le soleil jette ses rayons, la lumière explose sur les reliefs, toutes les couleurs sont vives. Je marche ensuite dans une rue, une avenue même, dont le revêtement est d’un noir intense et brillant. Les façades des bâtiments et maisons sont jaune clair, rose saumon, gris-bleu. Certains sont très modernes et disposent de jardins suspendus. Ma marche m’emmène en haut du rue en pente surplombant la baie. Je sais (je sens dans mon rêve) que je ne suis pas venue seule car je cherche ou suis quelqu’un tout le long de mon rêve mais sans jamais voir cette personne. Les rues sont très pentues et je ressens le plaisir de l’effort physique provoqué par l’ascension. Puis, je demande à un groupe de personnes dont je vois les visages de mettre le Requiem de Gabriel Fauré. Aucune de ces personnes n’existent dans ma réalité. Je me réveille parce que j’ai oublié d’éteindre mon réveil hier.