Les kangourous-Bull Terrier et le doigteur de cul

J'étais dans le 19 , le bus qui me ramène chez moi d'habitude , vers la pointe sud de Marseille. J'etais presque arrivé donc je me tenais à la barre en fer , face à la sortie arrière du Bus . Il y avait un mec qui faisait chier tout le monde , le genre jeune blanc enfant gaté qui a écouté trop de rap, il gueulait dans les oreilles des vieux et il mettait des coups de pied sur les parois du bus. Moi je regardais la vitre , vers l'exterieur et dans le reflet , je le vois s'approcher de moi par derriere , il me gueule un bon coup dans l'oreille , je dis rien. Il descend un arret de bus avant moi mais il y a 100 mètres entre ces deux arrets , en rentrant chez moi , je retombe sur lui et je me dis "tiens , peut être qu'il va y avoir droit à son coup de pied au cul celui là". Mais il devine mes pensées et il se barre en courant. Je décide de laisser tomber et je reprend mon chemin. La je tombe sur Nicolas , un jeune du quartier , raver régulier qui comme beaucoup de jeunes maintenant fait une école de son. Il me dit ' Hé Jean , y a une émeute en ville devant  l'A.I.S (l'école), on va tout prendre , tu viens ?!" . J'ai justement besoin de materiel pour ma musique en ce moment donc je prend sa proposition au serieux , si je peux repartir avec un ou deux synthés sous le bras , gratos... Mais je regarde en direction de la route d'ou mon bus venait et l'émeute s'etait avancée jusque la , le bus était au milieu de la route et les affrontements entre les flics et les gens bloquaient tout. Ca cognait sévere.. pas possible de bouger en ville. Du coup je continue ma route vers chez moi et je rentre dans ma rue , pas mal de gamins pleuraient , je me dis qu'ils sont effrayés à cause de l'émeute , rien de méchant. Arrivé au milieu de la rue , il y avait une voiture avec un mec appuyé dessus , flic en civil, sans doute la a cause des émeutes. Il avait l'air sympa, la cinquentaine passée, les cheveux poivre sel , des ray ban noires , une moustache , une chemise blanche , un jean et des converses , le style djeuns . Je me dis que les vieux qui se sappent "à la jeune" sont souvent des mecs tristes ,fraichement divorcés qui ont faim de rapports sociaux et que par conséquent ça serait bien d'être gentil avec lui si il venait me parler . Et il vient vers moi ,en train de parler sur son tel portable. Il pose sa main sur mon épaule l'air de dire "fils" comme le font beaucoup de vieux Marseillais . Je commence à lui parler mais il ne me répond pas , il continue sa conversation téléphonique et me fais des sourires en me regardant de haut en bas , je commence a le trouver louche . D'un coup , je sens sa main se poser sur mon cul et le batard commence à vouloir tater ma raie du cul avec son majeur. Grosse panique donc , je commence a vouloir le frapper mais une assistante a lunette , sortie de nulle part me braque et me force a abandonner. Je rentre chez moi dégouté et je commence a comprendre pourquoi tout les gamins chialaient dans la rue. J'appelle mes potes d'Aix : Vincent , Jb , Sacha, Jean et Billy pour qu'ils viennent m'aider  à régler la situation , c'est a dire buter ce flic. Je me retrouve dans la rue avec eux. Le flic et son assistante étaient en bas avec des gamins qui ne pouvaient pas s'enfuir (après l'extrémité sud de la rue , il y a la plage et donc pas d'issue). Des que quelqu'un lui passait devant , le flic (toujours accroché a son tel portable) ne ratait pas une occasion de lui carresser la raie du cul ou de frotter son sguegue, il fallait agir vite. On commence donc a descendre la rue mais la , une bande de kangourous a têtes de bull terrier nous barrent la route , ils étaient très beaux et flippants, tous couleur caramel avec des yeux jaunes , je me dis que c' est original pour un bull terrier kangourou . Je me retourne vers mes amis et comme moi , ils etaient tous pétrifiés par les bêtes qui grognaient de plus en plus fort . Vincent fait un pas en arriere et un des kangourous bull terriers vient faire claquer ses machoires devant lui , puis recule. Pendant que j'essaie de passer sournoisement par le coté , une des bêtes me voit et me fonce dessus , je pousse un cri de terreur et elle me choppe le bras . Mais à ma grande surprise elle me mordille et me leche , juste pour jouer en fait . Une grande complicité s'établit mysterieusement entre elle et moi , je lui caresse la tete en lui disant "mwooh bon pépère" et mes amis en font autant avec les autres . C'était bon , plus d'obstacles entre nous et le flic . Je pointe l'assistante du doigt et mon ami le kangourou bull terrier la met en pieces. Je me dis d'un air satisfait "bien fait , sale pute". Les enfants pouvaient enfin se barrer , le flic lui , toujours au téléphone et tout sourire n'avait pas l'air de se préoccuper de la situation et entame son retour nonchalant vers sa bagnole en prenant soin toujours de frotter son majeur sur les raies de cul des enfants en train de s'échapper . Je fonce vers la voiture , lui s'était deja installé au volant mais continuait de parler au téléphone , toujours dans sa conversation qui avait l'air super marrante pour lui. La fenêtre conducteur était baissée mais pas complètement , il restait une dizaine de centimètres. La, je le prend par les cheveux et je lui appuie la gorge sur le rebord de la fenetre , je met met deux mains sur le haut de son crane et j'appuie de toute mes forces jusqu'a entendre des "crac" qui signifiaient qu'il avait rendu l'âme. Ensuite on était accueillis en héros par les gens du quartier et on était très fier de nous. On a finit notre apres midi sur la plage , bondée pour voir un festival de spectacle de bateaux avec des voiles qui s'ouvraient et se fermaient comme des eventails . En regardant , on avait une discussion très sérieuse avec Vincent , on se disait "Marseille a bien changé"

Jean-Baptiste pleure devant le grand Tsunami

Celui la date de la semaine dernière mais il m'a assez troublé :

C'était une fin de journée d'été , sur une plage pas loin de chez moi. Le soleil éclairait tout d'une belle lumière orangée , il n'allait pas tarder a se coucher . J'étais dans une sorte de bar de plage rudimentaire couvert avec un toit de chaume , comptoir au fond de la pièce , ça sentait un mélange d'iode , de monoïl et de friture . J'étais pieds-nus , et le sol bétonné était humide , plein de sable.  Il y avait une vieille qui tenait le Bar/Restau , je l'avais déjà vu quand j'étais petit en vacances . Elle avait toujours la meme dégaine de surfeuse un peu grosse , marcel noir usé par le sel et cheveux grisonnants attaché en chignon. La bretelle du soutif qui soutenait ses deux gros vieux nibards dépassait et sa jupe en jean délavée dévoilait ses mollets a la peau bouffée par le soleil , terminés par deux pieds enflés et aplatis par le poids de la bête . Le pire , c'était ses ongles d'orteils . On aurait dit que plusieurs couches s'étaient entassées depuis des années et ça donnait un truc jaune vraiment dégueu . Ensuite j'ai désiré une amélioration parce que bloquer cette vieille me mettait mal . J'ai regardé par la porte du bar ouverte et dehors j'ai vu mon  ami Jean-Baptiste dans son habituelle tenue d'été T-shirt Blanc/treillis/Baskets qui tenait son visage dans ses mains et avait l'air de pleurer . D'habitude J-B ne montre pas ses sentiments,  j'étais intrigué et j'ai voulu le réconforter . Je l'ai appellé quelque fois mais il m'écoutait pas , il continuait de pleurer . Alors j'ai avancé vers l'entrée pour aller lui parler mais en me déplaçant j'ai vu que devant lui il n'y avait plus la mer . C'etait une très grande marée , je l'ai regardée du bord vers l'horizon et au loin il y avait comme un gigantesque mur d'eau qui semblait retenu en suspension par quelque chose, je pouvais pas voir son sommet. Il ne bougeait pas mais je pouvais voir sur sa face les oscillations de l'eau qu'on voit d'habitude sur la surface de la mer . Ca lui donnait un air paisible et effrayant a la fois . Il allait retomber, on était tous condamnés , c'est pour ça que J-B pleurait . Je suis allé me rassoir dans le bar, choqué,  J-B lui , reste dehors et un bruit grave annonce l'arrivée du mur d'eau géant . Réveil